Pour accéder à ce site vous devez télécharger et installer le lecteur flash. En attendant vous pouvez accéder à son contenu décrit ci-dessous.
LES MAÎTRE DE MUSIQUE
Le site comprend cinq rubriques :
Festival Classes baroques Didon, ênÇe & Cie Côté coulisses Le Périgord noir
1. LE FESTIVAL ::: 25 ans / L'équipe / Le programme 2006 / Brahms 2006 / Le programme 2007
Depuis sa création en 1983, le Festival du Périgord Noir s'attache à faire vivre par la musique certains des plus beaux sites de la vallée de la Vézère, entre Lascaux et Les Eyzies, capitale mondiale de la Préhistoire, en rapprochant amoureux du patrimoine et mélomanes convaincus. Reconnu comme le grand festival de musique classique de la région Aquitaine, le Festival du Périgord Noir propose chaque année à ses auditeurs plus de vingt concerts de musique ancienne et classique dans un cadre architectural et naturel unique en Europe.
Il réunit chaque été des artistes de renommée internationale ainsi que des plus jeunes qui viennent développer leurs talents dans le cadre de son Académie de musique ancienne.
1.1. 25 ans
"Voici 25 ans, une génération entière, que le Festival et l'Académie de musique ancienne du Périgord noir s'attachent à révéler de nouveaux artistes, à consacrer des talents émergents, à inviter les grands noms de la musique ! Voici 25 ans que, dans des lieux magiques, édifices romans restaurés (dont certains avec la complicité et l'implication du Festival) aussi bien que chateaux ou jardins merveilleux, le Festival entraine ses spectateurs dans la redécouverte d'un patrimoine historique par le biais de la musique ! Voici 25 ans qu'une équipe passionnée se donne chaque année de nouveaux défis et veille à maintenir le flambeau de l'enthousiasme et de la notoriété du Festival. " Jean-Luc Soulé, président du Festival
1.2. L'équipe ::: Jean-Luc Soulé / Véronique Iaciu / Gray Horne / Les régisseurs
Un Festival, c'est d'abord des femmes et des hommes qui en ont l'envie, le décident, le mettent en œuvre, fédèrent des énergies, recherchent des inancements, convainquent des partenaires et le portent, chaque année à bout de bras. C'est aussi décider d'une programmation originale en harmonie avec les lieux de concert, séduire les artistes, organiser leur venue, transformer les églises en salle de spectacle et prévoir l'imprévu… Un engagement de tous les instants pour les bénévoles, les permanents et les intermittents.
1.2.1. Jean-Luc Soulé
Président du Festival du Périgord Noir, Jean-Luc Soulé a deux passions, la musique et l'œnologie, qu'il cultive depuis sa maison familiale de Montignac, où il réunit les musiciens après chaque concert du Festival, jusqu'à la vallée hongroise de la Bodrog, où il élève un Tokaj, vin des rois et rois des vins. Entre Bodrog et Vézère, il s'occupe encore de culture : conseil en mécénat, programmation d'institutions culturelles, aménagement culturel du territoire.
1.2.2. Véronique Iaciu
Véronique Iaciu est directrice artistique du Festival du Périgord Noir depuis quatorze ans, après avoir été l'attachée de presse de l'Ensemble Orchestral de Paris et avoir dirigé un cabinet de relations publiques parisien. Elle consacre aujourd'hui son temps à la programmation du Festival ainsi qu'à sa communication. Elle a créé, en 1992, l'Académie du Festival du Périgord Noir afin de faciliter l'insertion de jeunes musiciens français qu'elle accueille chaque année au sein de ce festival de renom.
1.2.3. Gray Horne
Gray Horne, vice-président du Festival, en est aussi un des initiateurs, avec Claude Mounier, en 1983.
1.2.4. Les régisseurs
Des brosses à cheveux aux éclairages, des câbles aux praticables, des billets de concert aux réservations d'hôtels, des instruments de musique aux chaises des spectateurs, de l'affichage au démontage, de l'arrivée des artistes à leur départ, ils veillent à tout et sur tous, certains toute l'année, les autres pour la durée du festival.
1.3. Programme 2006
Le Festival du Périgord Noir 2006 s'est déroulé du 5 août au 9 septembre dans un esprit convivial avec une pléiade d'artistes internationaux et de jeunes talents. Un périple musical inspiré, entre l'église de Saint-Léon-sur-Vézère et l'Abbaye de Saint-Amand-de-Coly. Au programme, une intégrale Brahms en compagnie des frères Capuçon et de leurs amis musiciens (Paul Meyer, Gérard Caussé, Nicholas Angelich, David Guerrier, Aki Saulière, Béatrice Muthelet, Sol Gabetta), des soirées autour de la voix (la soprano Lynne Dawson et le London Baroque, l'opéra « Didon et Enée » de Purcell par l'Académie de musique ancienne du Festival dirigée par Michel Laplénie, deux récitals du prodigieux pianiste Giovanni Bellucci consacrés à Beethoven mais aussi le Quatuor Danel, l'ensemble Folies Françoises / Patrick Cohen-Akenine, et un concert des « 5 filles dans le vent » que sont Magali Léger, Marina Chiche, Juliette Hurel, Emmanuelle Bertrand, Laure Favre-Kahn. Sans oublier les Vendanges du Festival en septembre avec une soirée autour du nouvel orgue restauré de la Cathédrale de Sarlat avec Freddy Eichelberger et la soprano Anne Magouet et une autre soirée conçue par le compositeur Karol Beffa et les lauréats de la Fondation Groupe Banque Populaire (Quatuor Modigliani, Jonas Vitaud).
1.4. Brahms 2006 ::: Les œuvres jouées en 2006 / Conversation avec Renaud Capuçon / Le sextuor en sol majeur
Les frères Renaud et Gautier Capuçon sont revenus en Périgord Noir autour d'une magnifique idée : réaliser sur deux années une intégrale de la musique de chambre de Brahms en compagnie de leurs amis musiciens Gérard Caussé, Nicholas Angelich, Paul Meyer, David Guerrier, Aki Saulière, Béatrice uthelet, Sol Gabetta. La saison 2006 a donné à entendre les œuvres les plus riches de la maturité du compositeur, la suite des quatuors à cordes, trios et sonates ainsi que les deux sextuors à cordes.
1.4.1. Les œuvres jouées en 2006
• Klavierstücke opus119 • 3 Intermezzi opus118 • Variations Paganini opus 35 • Sonate pour clarinette et piano en fa mineur opus 120 n°1 • Sonate pour clarinette en mi bémol majeur opus 120 n°2 • Sonate pour violoncelle et piano en mi mineur opus 38 • Sonate pour violon et piano en ré mineur opus 108 • Trio pour piano, violon et cor en mi bémol majeur opus 40 • Quatuor à cordes en ut mineur opus 51 n°1 • Quatuor à cordes en si bémol majeur opus 67 • Sonate pour alto et piano en fa mineur opus 120 n°1 • Trio pour piano, clarinette et violoncelle en la mineur opus 114 • Quintette pour clarinette et cordes en si mineur opus 115 • Trios pour piano, violon et violoncelle en ut majeur opus 87 et en si mineur opus 8 • Sextuor en si bémol majeur opus 18 • Sextuor en sol majeur opus 36
1.4.2. Conversation avec Renaud Capuçon
- Renaud, comment sont nées l'idée et l'envie de monter cette intégrale de Brahms dans le cadre du festival du Périgord Noir ?
- Suite à un dîner avec Jean-Luc Soulé, nous avons évoqué plusieurs possibilités. L'idée folle de cette intégrale de musique de chambre est venue très naturellement et, en une semaine, le projet était monté. En fait les dernières visites au Festival du Périgord Noir m'avaient beaucoup inspiré. Je ressentais une véritable adéquation entre ce lieu paisible et l'envie de jouer cette intégrale entouré d'amis. D'autant que Brahms est le compositeur que j'ai le plus joué depuis ma plus tendre enfance.
1.4.3. Le sextuor de Brahms
1.5. Le programme 2007
2. CLASSES BAROQUES ::: Les professeurs / Les stagiaires 2006 / Le projet artistique 2007
L'académie de musiqueDepuis quatorze ans le Festival du Périgord Noir prolonge son activité de diffusion musicale par un enseignement de très haut niveau dans le domaine du clavecin, quatuor à cordes, du quintette à vent et de la voix. Étroitement associée au Festival, l'Académie de musique a ainsi permis, dans les années passées, à de jeunes professionnels de rencontrer de grands maîtres (Gundula Janowitz, Edda Moser, Dalton Baldwin, Lorraine Nubar, Charles Spencer, Quintette à vent Moraguès, Davitt Moroney, Marc Coppey, François-Frédéric Guy, Maurice Bourgue, Martin Lovett et Siegmund Nissel, Michel Laplénie), héritiers d'une grande tradition d'interprétation, et de profiter de leurs conseils et de leur expérience. L'Académie a ainsi contribué à l'éclosion de la plupart des jeunes quatuors français de musique de chambre à l'affiche aujourd'hui (Quatuor Psophos, Quatuor Antarès, Quatuor Lalo) et à des chanteurs tels que Nora Ansellem ou Philippe Jarrousky. Ces derniers ont ainsi pu perfectionner leur talent lors des sessions de l'Académie consacrées à la mélodie et au lied sous l'égide de Dalton Baldwin et Lorraine Nubar ou à l'interprétation baroque avec Michel Laplénie. L'Académie offre également à ces jeunes artistes une préparation professionnelle en vue de la présentation de concours internationaux et leur assure une confrontation au public dans le cadre des concerts du Festival puisque la présentation du travail réalisé pendant l'Académie est intégrée au Festival même. A cette occasion, ils peuvent également se faire entendre des professionnels de la diffusion et des représentants des médias français ou étrangers. Le Festival entretient avec les musiciens formés à l'Académie des relations privilégiées puisque nombre d'entre eux sont programmés régulièrement, par la suite, dans les saisons du Festival mais aussi lors de manifestations de relations publiques menées par le Festival à l'étranger.
2.1. Les professeurs ::: Michel Laplénie / Nathalie Fontaine / Yvon Repérant / Allan Mottram
Le stage de musique ancienne en 2006 Le concept expérimenté au cours des cinq dernières années autour de classes de maîtres (« Master classes ») animées par le baryton et chef d'ensemble Michel Laplénie a désormais trouvé son tempo. En 2006, vingt-trois jeunes chanteurs et instrumentistes ont été de nouveau accueillis au village de Saint-Amand-de-Coly pour dix jours de stage intensif sur le thème : « Henry Purcell, Musique pour l'église et pour le théâtre ». Ce thème a permis aux stagiaires d'aborder à la fois des pièces instrumentales de ce grand compositeur anglais, mais également des Anthems (pièces à trois ou quatre voix avec chœur et orchestre) et surtout l'opéra Didon et Enée qu'ils ont donné en version de concert.
2.1.1.Michel Laplénie, chef d'orchestre Chanteur des répertoires renaissance et baroque, Michel Laplénie est l'un des membres fondateurs de l'ensemble Les Arts Florissants avec lequel il travaille jusqu'en 1992 et participe à de nombreux concerts, enregistrements et tournées internationales.Parallèlement il continue une carrière de soliste dans des romaines aussi divers que ceux de l'opéra baroque, l'oratorio (sous les directions de Gustav Leonhardt et Martin Gester) et du lied. En 1986, il fonde l'Ensemble vocal Sagittarius, groupe de chanteurs professionnels à effectif variable, avec lequel il pratique le répertoire de musique religieuse des XVI, XVII et XVIIIe siècles, principalement allemande, mais aussi française, italienne et anglaise. Cet Ensemble Sagittarius est aujourd'hui en résidence à Blaye en Aquitaine, dans le cadre de la citadelle Vauban, avec le soutien de la DRAC Aquitaine et du Conseil Régional d'Aquitaine.Michel Laplénie est depuis 5 ans le chef d'orchestre, l'animateur et l'âme de l'Académie de musique ancienne du Festival.
Deux questions à Michel Laplénie :
- Pourriez-vous nous expliquer le choix du thème de cette académie 2006 axée autour de la musique de Henry Purcell et intitulée « musiques pour l'Église et pour le théâtre ».
- Henry Purcell m'a toujours fasciné, surtout son mini-opéra Didon et Enée que j'ai chanté autrefois de nombreuses fois avec William Christie, du temps où je faisais partie de l'équipe des Arts Florissants. Cette œuvre, dans sa concision, présente des personnages très variés sur le plan psychologique : Didon, Belinda, La Cour… et ses antagonistes résolus à sa perte : l'Enchanteresse et ses deux suivantes, l'Esprit… Entre les deux, ce personnage un peu insaisissable, Enée, ballotté entre les deux camps et devant obéir aux ordres du Destin. Dans l'optique d'un stage, c'est une œuvre merveilleuse, avec beaucoup de petits rôles et des ensembles très contrastés. Purcell a été également un excellent compositeur d'œuvres religieuses que l'on connaît moins, mais qui sont tout aussi expressives que ses œuvres pour la scène et pour le public ce sera une bonne occasion de découvrir toutes les facettes de ce compositeur, d'autant plus qu'on entendra aussi quelques œuvres purement instrumentales : sonates, fantaisies…
- Le village de Saint-Amand de Coly n'a plus de secret pour vous j'imagine après cinq années de masterclasses au cœur du Périgord Noir. Que vous apporte la fréquentation au quotidien de ces lieux patrimoniaux durant le déroulement de l'Académie ?
- Ce séjour annuel à Saint-Amand de Coly est un réel plaisir et pour moi, égoïstement, une occasion de revenir « au pays », puisque ma famille du côté paternel est originaire de la Dordogne. C'est une occasion de se ressourcer dans un cadre extraordinaire, loin de l'agitation des grandes villes, dans un paysage séducteur et dans un patrimoine architectural d'une beauté hors du commun. Tout le monde est sensible au charme des vieilles pierres et à l'harmonie qui se dégage de l'adéquation entre nature et architecture. C'est une grande chance de pouvoir travailler dur dans ce cadre aussi enchanteur.
2.1.2. Nathalie Fontaine, cordes
Nathalie Fontaine a commencé très jeune l'étude de la musique. Après des études classiques, elle se consacre au violon baroque qu'elle étudiera avec Daniel Cuiller et François Fernandez à Paris, puis en Hollande au conservatoire royal de La Haye auprès de Enrico Gatti. Formée dans les principaux ensembles baroques français - Le Concert Spirituel, La Simphonie du Marais, Stradivaria -, elle aime particulièrement la musique française des XVII et XVIIIe siècles. Ses recherches musicologiques dans les bibliothèques et les archives lui donnent envie de créer, en 2001, l'ensemble « Terra incognita » pour permettre au public de découvrir ou redécouvrir les partitions dans leur authenticité.Nathalie Fontaine dirige avec douceur les instrumentistes de l'Académie.
2.1.3. Yvon Repérant, responsable du continuo
Après des études musicales complètes à la Schola Cantorum et au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, Yvon Repérant se tourne vers l'étude du clavecin et se spécialise très vite dans la pratique de la basse continue : il a été le premier continuiste de l'ensemble Les Arts Florissants (dir. William Christie). Il est aujourd'hui sollicité régulièrement par les plus grands chefs baroques en tant qu'assistant, chef de chant et continuiste. Parallèlement à son activité de concertiste, il se consacre activement à l'enseignement et à l'édition musicale (transcriptions en édition moderne d'œuvres baroques n'existant que sous forme de manuscrits). En 2001, il crée, au Conservatoire National de Région de Montpellier, le département de musique ancienne. Yvon Repérant veille avec humour sur la qualité du continuo en faisant travailler chanteurs et musiciens de l'Académie.
2.1.4. Allan Mottram
Natif d'Écosse, Allan Mottram obtient, en 1968, une bourse pour la très célèbre chorale du King's College de l'Université de Cambridge. Il y étudie la musicologie et les langues étrangères avant de se consacrer à l'enseignement. Puis il devient choriste et soliste professionnel auprès des cathédrales de Salisbury et de Winchester avec lesquelles il réalise plus de 35 enregistrements et participe à de nombreuses tournées en Europe et sur le continent américain. En 1991, il est nommé proviseur de la Maîtrise de la Cathédrale d'Oxford (Christ Church). En 2000, il vient habiter Saintes en Charente-Maritime, où il poursuit sa carrière de soliste en France avec divers ensembles : Sagittarius, les Sacqueboutiers de Toulouse, l'Ensemble Vocal et le Grand Chœur de l'Abbaye aux Dames de Saintes. Il est également Directeur Musical de l'Orchestre d'Harmonie de la ville de Saintes (OHVS), et de l'association G&S à Jonzac. Allan Mottram est l'homme de l'accent juste, de la bonne intonation et du phrasé anglais du XVIIe qu'il cherche à transmettre aux élèves.
2.2. Les stagiaires 2006
Douze musiciens et onze chanteurs, Français, mais aussi Japonais, Italien, Bulgare, Autrichien… qui se retrouvent autour de la musique baroque, des pierres blondes, de la piscine et de la cuisine périgourdine.
2.3. Le projet artistique 2007
Dans la continuité de la master class 2006, vingt-cinq jeunes chanteurs et musiciens seront de nouveau accueillis au village de Saint-Amand-de-Coly pour dix jours de stage en vue de la création de deux opéras de chambre (version de concert) de Marc Antoine Charpentier : « Actéon » et « Les Arts Florissants » qui seront donnés en version de concert dans le cadre du Festival 2007 le samedi 11 août 2007 à 21 heures et le dimanche 12 août en matinée dans la magnifique Abbaye de Saint Amand-de-Coly. Ils seront libres d'accès. L'effectif sera important : 11 chanteurs (sopranos, mezzos, hautes-contre, ténors et basses) seront placés sous l'égide de Michel Laplénie et 14 instrumentistes (violons, flûtes, hautbois, basse de violon, basse de viole, clavecins, orgue) dirigé par Yvon Repérant et Nathalie Fontaine.La classe de chant sera constituée après sélection des candidats à Paris et Bordeaux par les trois enseignants, en collaboration avec différentes instances musicales (CNR de Paris, CNSM de Paris, CNR de Bordeaux, etc.). Ces auditions sont ouvertes à des étudiants de fin de cycle de perfectionnement des classes des conservatoires nationaux ou à de jeunes professionnels désireux de se perfectionner. Calendrier : 19/20 février 2007 – CNR de Paris / 21 février 2007 – CNR de Bordeaux « Comme chaque année, le recrutement s'adresse à des jeunes chanteurs ou instrumentistes issus des conservatoires ou déjà quelque peu engagés dans le métier. Le but est toujours de faire oublier aux chanteurs qu'ils sont des chanteurs. Ils doivent devenir des acteurs et, dans ce sens, maîtriser le texte est plus important que maîtriser la voix. Celle-ci n'est vraiment intéressante que par les différentes couleurs qu'elle peut prendre pour exprimer tel ou tel affect. Elle n'est là que comme alliée du texte. » Michel Laplénie.
3. DIDON, ÉNEE & CIE ::: Le livret / Les chanteurs / Les instrumentistes / Le continuo / Henry Purcell
Peut-être écrit pour un pensionnat de jeunes filles de Chelsea, où il est représenté en 1689, l'opéra Didon et Énée est une œuvre majeure de la musique baroque. La plupart de ses grands airs sont connus de tous les mélomanes. C'est la seule œuvre de Henry Purcell réellement considérée comme un opéra. Les artistes de l'Académie de musique ancienne en ont donné une version de concert.
3.1. Le livret ::: Acte I, l'air de Belinda / Acte II, scène 1, l'air de l'Enchanteress / Acte II, scène 2, l'air d'Énée / Acte III, scène 1, l'air du marin / Acte III, scène 2, l'air de Didon
L'action s'inspire de l'Énéide de Virgile. À Carthage, on prépare les épousailles de la reine Didon avec le héros grec Énée. Mais des sorcières complotent la chute de Didon et la destruction de Carthage. Un esprit ordonne à Énée de poursuivre son périple vers l'Italie où, selon la volonté des dieux, il doit fonder l'empire de Rome. Désespérée, Didon fait ses adieux à la vie. Opéra en un prologue et 3 actes. Le livret est de Nahum Tate d'après sa tragédie en cinq actes Brutus of Alba, or The Enchanted Lovers (1678) et le Quatrième livre de L'Énéide de Virgile.
3.1.1 Acte I
Dans son palais, Didon ne parvient plus à cacher ses tourments. Sa sœur Belinda devine qu'elle aime Enée, sans comprendre que Didon redoute la volonté des dieux. Belinda encourage Didon à accepter l'amour qu'elle éprouve. Une telle union assurerait la prospérité de Carthage, l'honneur de la reine et le bonheur d'Enée, qui ne cache pas son inclination pour Didon. Aux encouragements de Belinda se mêlent ceux de la seconde Dame d'honneur et du chœur des courtisans. Tous l'engagent à assumer ses sentiments et ses désirs de femme pour le bien de son peuple. Enée paraît, accompagné par sa suite de Troyens, et se déclare à la reine. Elle tente faiblement de le repousser tandis qu'il se montre prêt à forcer son destin pour demeurer auprès d'elle et servir Carthage. Belinda et le chœur encouragent l'Amour à vaincre les réticences de Didon. Celle-ci finit par céder au fils de Vénus et toute la cour se réjouit.
3.1.2. Acte II Première scène
Le lendemain matin, Didon et Enée célèbrent leur union par une grande partie de chasse. Mais la Magicienne rassemble ses sorcières dans une grotte afin de fomenter la destruction de Carthage. Tout bonheur lui faisant horreur, elle a décidé de ruiner les projets de Didon et d'avancer l'heure du destin pour le héros troyen. Elle troublera la partie de chasse par un orage. Un Esprit maléfique apparaîtra alors à Enée sous l'apparence de Mercure et lui ordonnera de partir sur le champ en Italie.
3.1.3. Acte II Seconde scène
Dans un bois, Didon et Enée ont interrompu la chasse et les courtisans les divertissent par des danses et des chants à la gloire de Diane. Un orage éclate et Belinda les presse tous de retourner à la ville. Enée, qui s'est attardé, voit apparaître l'Esprit maléfique sous les traits de Mercure. Celui-ci lui enjoint d'obéir à Jupiter au plus vite et de quitter Didon pour appareiller vers l'Italie avec ses guerriers. Enée se soumet mais reproche aux dieux de le pousser au parjure.
3.1.4. Acte III Première scène
Dans le port de Carthage, les marins troyens s'apprêtent à reprendre la mer, le cœur léger, sans regretter les femmes qu'ils abandonnent. La Magicienne et ses sorcières se réjouissent de la détresse imminente de la reine, qui sera fatale à Carthage. Reste à déchaîner une tempête qui coulera le navire d'Enée, et leur joie sera complète.
3.1.5. Acte II Seconde scène
Au palais, Didon voudrait prier mais sait que les dieux seront inflexibles. Lorsque Enée vient lui annoncer l'ordre divin, elle lui reproche de l'avoir trompée: il savait qu'il devait partir et l'a offensée. Enée proteste et décide de désobéir à Jupiter. Hors d'elle, Didon le renvoie. Après son départ, elle demeure entourée par Belinda et sa cour, et s'abandonne à la mort dans une ultime lamentation.
3.2. Les chanteurs
Tania Chauche : Didon Emily Elias : Belinda Claire Placeraud : seconde dame Yanis Desroc : Enchanteress Candida Bargetto : 1re sorcière Hadhoum Tunc : 2e sorcière Antoine Hervé : Enée Henry Dupont : Marin Séverine Maquaire : L'Esprit François Lemaître, Sylvain Brisa : Chœur 3.3. Les instrumentistes ::: Le violoncelle baroque / Clavecin, orgue et autre théorbes
Violons : Zuzanna Gajdosova, Yoko Kawakubo, Hélène Lallemand, Caroline Menuge, Johannes Prahmsohler Violoncelle : Alice Coquart Basse de viole : Jean-Marie Chevalier, Cécile Renaud-Goud Clavecin et orgue : Camille Delaforge, Karolina Herzig, Tomoko Nozawa
3.4. Henry Purcell
Après les dix années pesantes du gouvernement de Cromwell, la restauration des Stuarts, en 1660, permet le renouveau la vie artistique en Angleterre. Même si le roi Charles II appelle à la Cour de nombreux musiciens étrangers, la musique anglaise voit s'affirmer Henry Purcell, son représentant le plus glorieux de la fin de ce XVIIe siècle. Son œuvre, ouverte aux influences françaises et italiennes, touche à tous les domaines : opéra, musique de scène, cantates, musique de clavier ou musique de chambre, et fait oublier celle de ses contemporains.
Les plus grandes œuvres d'Henry Purcell
Opéras
1689 : Didon et Énée (Dido and Aeneas)
Semi-Opéras
1690 : The Prophetess, or the History of Dioclesian
1691 : King Arthur
1692 : The Fairy Queen
1695 : The Tempest
1695 : The Indian Queen
1695 : Abdelazer or The Moor's Revenge (Abdelazor ou La Revanche du Maure)
Musique religieuse
1692 : Soul of the world
Il composa en outre de nombreuses pièces vocales et instrumentales, par exemple
pour le clavecin et l'orgue, des œuvres chorales, ainsi que 42 duos et plus d'une
centaine d'airs.
3.5. Le continuo
Image face texte : une partition où on voit la notation du continuo : scan partition
Didon
Texte
Le continuo, ou basse continue, est un élément essentiel de la musique baroque.
C'est même sa présence qui permet de la définir comme telle et il accompagne
quasiment toute la musique de 1600 à 1750. Il s'agit d'une pratique d'improvisation à
partir d'une basse écrite et, en général d'un chiffre indiquant à l'interprète les
harmonies à jouer en plus de la ligne de basse elle-même. Les instruments utilisés
pour jouer le continuo peuvent être un ou plusieurs instruments monodiques graves
— violoncelle, viole de gambe, contrebasse... —, et un ou plusieurs instruments
harmoniques — clavecin, orgue, théorbe, luth, guitare baroque... — qui complètent
l'harmonie, en fonction des chiffres notés sous les accords.
Menu images qui appelle directement les extraits d'interviews :
3.5.1. ITW d'Alice
#### Illustration vidéo : Film 24'57 – 25'22
3.5.2. ITW d'Yvon
#### Illustration vidéo : à trouver dans les rushes, cassette 14 : 8h 05' 22
4. LEÇONS DE MUSIQUE
Articuler, porter sa voix, rouler les « r », trouver le bon accent, attaquer les grands
airs, se répondre, jouer d'un même élan, habiter son personnage, faire vibrer son
instrument, baisser d'un demi-ton, hausser le volume, faire prendre corps à l'opéra :
cela s'apprend et se travaille, individuellement et collectivement, même quand on est
déjà un musicien prometteur. Ces leçons sont capitales dans le parcours des jeunes
artistes.
Menu bandeau :
Les leçons de Michel
Les leçons de Nathalie
Les leçons d'Yvon
Les leçons d'Allan
4.1. Les leçons de Michel _ 2.1.1
Menu images qui appelle directement les extraits d'interviews (toujours même
principe : on clique sur l'image fixe du début de l'extrait vidéo)
4.1.1. Michel et Yanis _ 3.1.2
#### Illustration vidéo : Film 6'40 – 7'50
4.1.2. Michel en ITW
#### Illustration vidéo : Film 7'55 – 8'15
4.2. Les leçons de Nathalie _ 2.1.2
Menu images qui appelle directement les extraits d'interviews
4.2.1. Nathalie et Alice _ 3.3.1
#### Illustration vidéo : Film 24'11 – 24'55
4.2.2. Nathalie en ITW
#### Illustration vidéo : voir rushes, cassette 7 : 04h 02' 08
4.3. Les leçons d'Yvon _ 2.1.3
4.3.1. Yvon et Tania _ 3.1.5
#### Illustration vidéo : Film 14' – 14'53
4.3.2. Yvon en ITW
#### Illustration vidéo : Film 14'53 – 15'30
4.4. Les leçons d'Allan _ 2.1.4
4.4.1. Allan et Henri _ 3.2.5
#### Illustration vidéo : Film 18'06 – 21'04 + 51' – 52'
4.4.2. Allan en Itw
#### Illustration vidéo : Film 17'50 – 18'05 (déjà utilisé) ou rushes
5. COTE COULISSES _ 1.3
Une Académie, en Périgord, ne saurait se dérouler de manière trop… académique.
S'ils jouent avec sérieux, les jeunes musiciens savent aussi s'amuser avec bonheur.
Le paysage ici leur sert d'habit vert, les vieilles pierres de coupole, les découvertes
gastronomiques de dictionnaire des sens et la piscine de salle de réunion. Et quand
ils chantent au matin, les branches d'olivier leur servent de portée, la nature de
partition. Les soirées sont douces, jusqu'au grand soir.
Accueil au gîte
Ambiance au dîner
Chant au jardin
Détente en soirée
Attente en coulisse
5.1. Accueil au gîte _ 3.2.2.
#### Illustration vidéo : Film 1'10 – 2'35
5.2. Ambiance au dîner _ 3.1.3 _ 3.2.2.2 et 3.2.2.1
#### Illustration vidéo : Film 11'20 – 11'38
5.3. Chant au jardin
#### Illustration vidéo : Film 11'40 – 12'
5.4. Détente en soirée
#### Illustration vidéo : Film 26'10 – 26'39 + 44'45 – 45'10
5.5. Attente en coulisse
#### Illustration vidéo : Film vers 49'
6. LE PERIGORD NOIR
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu… Comme les voyelles de Rimbaud, le
Périgord a ses couleurs, Périgord vert, blanc, pourpre et noir.
Entre Sarlat et Terrasson, le Périgord Noir, où se déroule Festival, s'étend sur 12
cantons et 46 communes.
Il monte tranquillement des plaines d'Aquitaine pour s'adosser au Massif Central. Il
abrite la vallée de l'Homme. Pays de douceur, riche en replis protecteurs, ceux de
ses rivières et de ses falaises calcaire, il a de tout temps, en effet, séduit les hommes
qui l'habitent depuis au moins 30 000 ans. Cro-Magnon jouait-il aussi de la musique
pendant qu'il gravait et peignait les murs des grottes ? Quel fut le premier art ?
Musique ou peinture ? Aujourd'hui, en Périgord Noir, le premier art est sans doute
l'art de vivre.
D'église en église
Dans la profondeur des grottes
À livre ouvert
Aux cuisines
Sous la lumière de Saint-Amand
Au cœur de l'Abbaye
_ site Région Aquitaine
_ site Office de Tourisme
6.1. D'église en église
***Carte et circuit à trouver (à demander au Festival ?) Les églises : Saint-
Amand-de-Coly, Saint-Léon-sur-Vézère, Rouffignac, Plazac, Auriac, Trémolat et
Cathédrale de Sarlat.
Légende de la carte
Les églises du Festival
Quand on clique sur une église de la carte, une image de celle-ci apparaît.
6.2. Dans la profondeur des grottes
_ http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/lascaux/fr/ (pour une visite
virtuelle de Lascaux)
Image face texte : une peinture de Lascaux (à trouver***, celle-ci, par exemple, mais
sans doute faut-il demander les droits ?)
Dans la fissure laissée par un arbre déraciné, 4 jeunes garçons habitant Montignac
découvrent, le 12 septembre 1940, l'un des joyaux de la Préhistoire : Lascaux, une
des grottes les plus saisissantes parmi les grottes ornées du paléolithique, datant
d'environ 16 000 ans avant J.-C. Aussitôt, touristes et scientifiques se succèdent
pour admirer les nombreuses représentations de vaches, bisons, chevaux et autres
cervidés.
En 1963, Lascaux, qui a accueilli en son sein jusqu'à 50 000 visiteurs par an, est
définitivement fermée au public. La fréquentation, les aménagements ont gravement
perturbé l'atmosphère et la température de la grotte. Les maladies verte et blanche
créées par des champignons et bactéries obligent alors les scientifiques à se
mobiliser pour trouver des remèdes efficaces.
Aujourd'hui la grotte originale n'est plus accessible au public mais Lascaux II, son
fac-similé, ouverte en 1983, la reproduit fidèlement, au centimètre près.
Toute la vallée de la Vézère est marquée par l'habitat préhistorique avec des abris et
des gisements d'objets, dont certains ont donné leur nom à une période de la
préhistoire : la Ferrassie, Micoque, Laugerie, La Madeleine (période magdalénienne),
Le Moustier (période Moustérienne), la Mouthe.
6.3. A livre ouvert
Montaigne, La Boétie, Fénelon, Eugène Le Roy sont les grandes figures de la
littérature née du Périgord. On invite à les lire. On n'en retiendra ici que quelques
citations qui pourraient s'adresser aux jeunes artistes de la l'Académie de musique
comme à tous ceux qui ont la passion d'apprendre pour mieux se connaître et
connaître les autres.
Menu images (les portraits des auteurs cités) qui appelle les citations
Montaigne
La Boétie
Fénelon
Eugène Le Roy
6.3.1. Montaigne
« Mais les belles âmes, ce sont les âmes universelles, ouvertes et prêtes à tout, si
non instruites, au moins instruisables. »
« Il fait beau d'apprendre la théorique de ceux qui savent bien la pratique. »
« La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute. »
« La pauvreté des biens est facile à guérir, la pauvreté de l'âme, impossible. »
6.3.2. La Boétie
« J'aime ce qui me nourrit : le boire, le manger, les livres. »
« Car le feu qui me brûle est celui qui m'éclaire. »
6.3.3. Fénelon
« Ne rien aimer, ce n'est pas vivre ; n'aimer que faiblement, c'est languir plutôt que
vivre. »
« Tout le genre humain n'est qu'une famille dispersée sur la face de toute la terre. »
« Dans tous les âges l'exemple a un pouvoir étonnant ; dans l'enfance, l'exemple
peut tout. »
« Ce n'est pas le difficile, c'est le beau que je cherche. »
6.3.4. Eugène Le Roy
« L'égoïsme m'indigne, la méchanceté m'exaspère, l'injustice me révolte, la misère
me saigne le cœur. »
6.4. Aux cuisines
Image face texte : photos de ces produits gastronomiques (à trouver)
"Bonne cuisine et bons vins, c'est le paradis sur terre", disait le roi Henri IV du
Périgord. Foies gras d'oie et de canard, confits, cèpes, truffes, cabécou, noix,
fraises... crus de Bergerac, Monbazillac ou Pécharmant, vin de noix ou vin de pêche,
la terre offre ici autant de notes de saveurs qui se répondent et s'harmonisent entre
elles pour créer un joyeux opéra des sens, une musique du goût.
TERRINE DE FOIE-GRAS AUX FIGUES
1 foie gras de canard ou d'oie
6 figues bien mûres
1 cuillère de graisse de canard ou d'oie
20 cl de porto
1 cuillère à soupe de sucre de canne en poudre
épices (4 épices ou 4 baies)
gros sel
poivre noir
Préparation
Nettoyez votre foie gras en enlevant tous les nerfs ; coupez-le en tranches, poivrez
généreusement et saupoudrez d'épices et de sucre. Puis réservez.
Émincez vos figues et mettez-les dans une casserole. Faites légèrement caraméliser
puis déglacez avec le porto. Réduisez à feu doux pendant 10 à 15 minutes.
Réservez le porto et laissez refroidir.
Dans une terrine, mettez les tranches de foie gras dans le porto quelques secondes
puis retirez-les et enlevez l'excédent de porto.
Prenez votre terrine et alternez les tranches de foie et les tranches de figues -
n'oubliez pas de saler chaque couche de foie. Commencez et finissez par une
couche de foie.
Posez le couvercle de la terrine ou un poids dessus pour bien presser le contenu.
Conservez au réfrigérateur pendant 24 heures.
@@@Photo de la recette
6.5. Sous la lumière de Saint-Amand-de-Coly
Protégée par son église abbatiale, la commune de Saint-Amand-de-Coly compte 350
habitants sur l'ensemble de son territoire. Le village lui-même n'abrite que quelques
maisons en belles pierres du Périgord et aux toits de lauzes. Deux pigeonniers, un
séchoir à tabac, le « vieil hôpital » construit au XIVe siècle et bien sûr l'abbaye elle-
même rappellent que Saint-Amand fut un bourg actif et puissant. Aujourd'hui, seul le
martèlement du dinandier vient troubler le calme d'un village retourné à la douceur
des choses.
#### Illustration vidéo : panoramique de Saint-Amand + quelques plans
d'architecture à trouver dans les rushes**** ou Film 2'55 – 3'25
_ site Saint Amand de Coly
Menu images :
Le dinandier
Odette
Sylvie
Laetitia
6.5.1. Le dinandier, Alain Lagorsse
Sa photo en face du texte
« Installé à Saint-Amand de Coly, j'exerce mon métier dans les règles de l'art. A
partir de la feuille de cuivre ou de laiton, je façonne à la main, objets décoratifs et
utilitaires frappant à l'aide de marteaux et de maillets sur ces outils que l'on
dénomme tas. Forgeant moi-même les outils en fonction des objets à fabriquer, je
suis ouvert, de ce fait, à quelque création que ce soit. »
#### Illustration vidéo à trouver dans les rushes*** (cassettes France 3)
6.5.2. Odette
« Dans le temps, on était sept ou huit à la maison. Maintenant, on n'est plus que
trois. Il y avait aussi deux épiceries, une boulangerie, une couturière, deux
cordonniers, deux maréchaux pour ferrer les bêtes. Le restaurant avait un piano. On
y mettait deux sous, on tournait la manivelle, ça jouait tout seul et nous les jeunes du
village, on dansait, on passait l'après-midi comme ça.
Dans le bourg, aujourd'hui, nous sommes cinq. L'Abbaye, c'est plus une église,
parce qu'il n'y a plus le bon Dieu. Les Beaux-Arts l'ont fait disparaître. Le grand
Christ, ils l'ont emporté. Les cadres, les chemins de croix, ils ont tout enlevé.
#### Illustration vidéo : film 42'30 - 43'36
6.5.3. Sylvie
« Ici, c'est un pays où on mange bien, une terre d'accueil où il fait bon de vivre. Il y a
tout le temps quelqu'un qui passe. C'est le privilège de pouvoir travailler chez soi, et
on peut prendre le temps de discuter avec ceux qui viennent. Ils me nourrissent, ils
ont des métiers, des histoires de vie particulières. Ces rencontres humaines sont très
riches, pleines d'émotions. Les gens se livrent facilement, sans doute parce qu'ils se
sentent bien, et finalement on découvre d'autres univers, tout en restant chez soi. »
#### Illustration vidéo : film 2'18 – 2'35 ou rushes, cassette 1 : 01h 45' 03
_ site Le Clos
6.5.4. Laetitia
« On sent que le monde de la musique et des artistes, c'est quand même un monde
un peu à part. D'ailleurs, certains ne connaissent même pas le Périgord et la
réputation de nos canards. Des Français ! Les étrangers apprécient beaucoup plus la
nourriture que l'on fait, à la limite. Ce sont des habitudes alimentaires dont ils ont
hérité par leur famille. Il faut leur réapprendre les goûts. Les gens ne savent plus ce
qu'ils mangent. Et quand on retrouve les produits de la ferme, un bon poulet qui ne
se détache pas, pour eux, ce n'est pas forcément évident. »
#### Illustration vidéo : film 9'30 – 10'07 ou rushes, cassette 15 : 10h 56' 00
et cassette 30 : 03h 33' 00
6.6. Au cœur de l'Abbaye
Selon la légende, c'est au milieu du VIe siècle, à l'époque du roi mérovingien
Clothaire 1er, qu'Amand, un jeune noble d'origine limousine, suit Sore l'Arvenne et
Cyprien pour embrasser avec eux la vie monastique. Après avoir longtemps séjourné
parmi les serfs de la villa mérovingienne de Genouillac qui deviendra Terrasson, ils
prononcèrent leurs vœux et décidèrent de se séparer, préférant la vie solitaire des
ermites. Amand, pour sa part, trouva une grotte à sa convenance, non loin de
Genouillac en un lieu qui deviendra Saint-Amand-de-Coly. Il y apporta la parole de
l'évangile à une population asservie qui fit de lui un Saint. Amand dut mourir à la fin
du VIe siècle. Selon un chroniqueur du IXe siècle « Saint-Amand natif de la Meyze,
près de Saint-Yriex, repose dans le bourg du Périgord qui porte son nom ». Les
martyrologes fixent sa mort au 25 Juin. Ainsi, à Saint-Amand, comme dans bien
d'autres localités, l'humble abri d'un ermite et le tombeau d'un Saint furent le
commencement d'un monastère et d'un village.
##### Images de l'arrivée des stagiaires sur le parvis de l'abbaye : film 4' –
4'27
_http://www.romanes.com/
6.6.1. Architecture
Photo de Gray Horne en face du texte
« C'est une Abbaye fortifiée du XIe siècle. A l'intérieur des murs, des escaliers
conduisent au sommet pour permettre de la défendre. Je suppose que le village
venait s'y réfugier, en cas d'attaque. Quand on arrive par la route, il est très
impressionnant de voir la taille de l'Abbaye par rapport à celle du village. Elle paraît
complètement disproportionnée.
L'acoustique de cette Abbaye est assez particulière, réverbérante. Elle ne convient
pas pour les petites formations musicales, plutôt pour des formation vocales,
liturgiques parce qu'elle est faite pour ça. Les autres églises romanes dans
lesquelles nous avons nos concerts, comme Saint-Léon-sur-Vézère, qui est plus
petite, qui a un plafond en bois, ont une acoustique bien supérieure pour la musique
de chambre ou le piano. » Gray Horne
#### Images de l'Église, la croix dans rushes, intérieur cassette 31 : 04h 14'
37, extérieur , cassette 17 : 11h 11' 18
Les flèches bleues et rouges représentent évidemment les liens vers d'autres pages,
les vertes les liens vers d'autres sites. (mais attention, parce que j'ai changé l'ordre !!!)
BC/BTBruno Tilliette Page 1 6/04/07
1